Éteindre son désir pour ne plus souffrir ? S’inspirer de la philosophie bouddhiste.
20 juin 2023
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Dernière mise à jour : 5 oct. 2023
« La souffrance n’a point pour cause l’infortune, l’injustice sociale ou les caprices divins mais les formes de conduites inscrites dans l’esprit de chacun ». C’est ainsi que Siddhârta Gautama le père du Bouddhisme décrivit la cause de tous les maux humains selon l’historien Yuval Noah Harari.
Et si, finalement, Loin d’accuser quelqu’autre pair, chacune de nos souffrances trouvait son origine en chacun de nous ? Autrement dit est-ce qu’individuellement, nous ne serions pas notre propre source de maux ? En ce sens, la politique ne serait qu’une solution utopique dans la quête du bonheur ?
A l’heure où les réseaux sociaux sont conçus comme des machines à attiser le désir pour cultiver une passion de la consommation, où l’horizon de totalitarismes basés sur un « amour de la servitude » se fait proche, repenser une forme de résistance au « désir » paraît intéressant à étudier. Plus encore, les racines du bouddhisme d’un point de vue philosophique et non religieux questionnent notre socialisation même au « désir » en l’érigeant en source première de nos souffrances. De fait, chercher en la politique un moyen d’atteindre le bonheur peut apparaître inutile. Mieux, la solution au « bonheur » pourrait se trouver dans la déconstruction de notre socialisation au désir plutôt que dans l’intervention d’autrui dans la vie de chacun d’entre nous.
A travers cet article, je tâcherai de retracer brièvement l’histoire originelle du bouddhisme, ou plutôt, celle d’un homme, Siddhârta Gautama, qui se résolut d’étudier la souffrance pour tenter de s’en libérer. Dans cette perspective, je développerai la thèse qu’il crée pour s’émanciper du désir et des souffrances qui lui sont consubstantielles. Enfin j’évoquerai comment le fait de réduire ou de prendre conscience de son désir pourrait être une arme de résistance face aux totalitarismes en m’appuyant sur la dystopie écrite par Aldous Huxley : Le Meilleur des Mondes. Mon but à travers cet écrit n’est pas d’imposer une vision des choses mais de tenter de contribuer à une réflexion en y apportant matière à penser. De plus, je tiens à préciser que je ne fais pas ici l’apologie d’une religion mais que je me sers de sa philosophie pour dégager une réflexion. Je noterai également que cet article s’inscrit dans la continuité de mon dernier article "Avoir plus avec moins : penser le minimalisme à l’ère du capitalisme".




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